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Comment pensent les hyperactifs ?

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L’hyperactif pense beaucoup, parle (trop) vite, passe d’une pensée à l’autre sans transition. Il est souvent submergé par les idées, ne sait pas par où commencer.

Quand la nature nous a doté de méninges hyperactives, le fonctionnement de la pensée se déroule un peu différemment. Voyons en quoi il consiste et quels en sont les avantages, mais aussi les inconvénients. Cela aidera sans doute certains entrepreneurs à comprendre leur état d’esprit !

Comment se définit l’hyperactivité ?

Cet état d’être chez un individu correspond à un comportement particulier, qui se remarque tôt dans l’enfance. L’enfant, pas nécessairement toujours agité, éprouve, par exemple, de la difficulté à ne pas répondre à une question avant même qu’elle soit terminée. Bien souvent, il a déjà en tête la prochaine question à poser, lorsqu’une personne tente de lui répondre. Certains sujets ne tiennent pas en place, car leur esprit ne fonctionne que sur le mode accéléré et tout dans leur environnement peut les distraire de l’action présente. Une fois adultes, les hyperactifs ne peuvent s’empêcher de faire irruption dans une conversation, d’interrompre ou ne comprennent pas qu’ils doivent attendre leur tour.

Les avantages de la pensée hyperactive

Les hyperactifs sont de véritables champions de la solution. Ils passent beaucoup de temps à analyser les situations et à tenter d’en prévoir les enjeux, mais surtout ils cherchent (et trouvent souvent) la façon de les régler. Selon les études axées sur ce type de personnalité, les hyperactifs vivraient avec l’impression quasi constante que tout dans leur cerveau s’active en même temps. Ainsi, plusieurs d’entre eux arrivent à combiner plusieurs tâches avec efficacité. L’univers informatique, rapide et performant, leur convient à merveille.

Quelques désavantages également

D’un autre côté, dans la pensée hyperactive, tout se passe en accéléré. Il peut donc s’avérer difficile d’établir des relations paisibles avec une personne ou un groupe. L’hyperactif-type peut changer d’avis plus d’une fois par jour, et presque tout est sujet à la remise en question. Certains d’entre eux souffrent aussi d’un manque de concentration, ce qui complique leur cheminement à l’école et, plus tard, les apprentissages reliés au monde du travail.

Comment les hyperactifs arrivent à se détendre ?

Avec de la bonne volonté et une pointe d’humour, ils finissent par accepter de laisser la vie les guider plutôt que de tenter de tout prévoir. La pratique du lâcher-prise s’avère également très efficace pour apaiser un esprit agité. Des techniques de détente comme le tai-chi, le yoga, la respiration profonde et la méditation peuvent leur être bénéfiques, même si l’adaptation s’avère parfois un peu ardue au début. Avec du temps et de la patience envers soi et les autres, un hyperactif peut réussir à se concentrer sur l’instant présent ; à n’écouter que cette petite voix qui lui suggère de faire confiance à son expérience et son bon jugement. De toute façon, il réalisera peu à peu que ses pires craintes ne se réalisent quasiment jamais.

L’hyperactivité ne constitue, en somme, qu’un état d’être avec lequel on s’habitude à vivre, et tout se passe mieux quand l’entourage immédiat montre de la compréhension.

L’hyperactivité, un fléau dans les entreprises

Hyper connectés et submergés d’informations inutiles, les cadres sont en pleine crise d’hyper-activité au travail.L’infobésité ( trop de mails, de sms, de coups de téléphones, trop de webinaires, trop de zoom…) interrompent  les journées de travail des salariés, en particulier des cadres.  Il est donc nécessaire de bien comprendre que tout hyperactif s’épuise à un moment ou à un autre.

Un salarié consulte son smartphone 150 fois par jour

Mais les leaders de demain sont aujourd’hui submergés et souffrent d’hyper-connexion. D’après Deloitte un employé consulte son smartphone environ 150 fois par jour et ce n’est pas un signe d’efficacité. Pour 75% des DRH, cette question est désormais urgente : il faut permettre aux salariés d’être moins sollicités.

« Nous commençons tout juste, avec le ComEx, à nous appliquer des règles d’usage des outils. Une urgence, on s’appelle, lecture des mails dont on est juste en copie deux fois par semaine, etc. Nous n’en sommes qu’au commencement ! » témoigne un DRH d’une compagnie d’assurance internationale interrogé par le cabinet d’audit.

Source : Dynamique Mag

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