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Établir une culture d’entreprise : un chemin semé d’embûches

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La culture d’entreprise, ou l’ensemble des valeurs et des spécificités de fonctionnement d’une société, est souvent perçue comme un atout non négligeable au sein d’un marché concurrentiel. Cependant, entre l’objectif d’une entreprise qui est celui de développer son chiffre d’affaires et les valeurs, il existe parfois un gap. Quels sont donc les atouts et les freins pour établir une culture d’entreprise emplie de sens ?

Les atouts

Améliorer la cohérence interne

Importé des Etats-Unis, le concept de culture d’entreprise (« corporate culture ») a pour principal objectif de renforcer la cohérence organisationnelle de l’entreprise. Dans un environnement complexe exigeant de la flexibilité, permettre à tous les salariés de se référer à une vision et des valeurs communes est un incontestable point fort. L’innovation participative montre depuis déjà plusieurs années la valeur ajoutée de créer une dynamique en mettant  en valeur le potentiel de tous les salariés.

Faciliter le management

On considère la culture d’entreprise comme un outil de management performant, qui permet à la fois de favoriser l’intégration des nouveaux collaborateurs et de créer un cadre de travail agréable. Une culture d’entreprise forte contribue à rassurer les salariés, afin qu’ils se sentent plus entourés que dans une structure entrepreneuriale classique.

– Intégrer les salariés dans un projet commun

Cela permet également d’inscrire les salariés dans un projet global. Ils peuvent se sentir plus en phase avec les objectifs de l’entreprise, ce qui les motivera d’autant au quotidien. L’idée centrale est que plus les employés développeront un sentiment d’appartenance à la société, plus ils en défendront les intérêts. Ils deviendront les ambassadeurs de l’entreprise et permettront ainsi le recrutement de talents. Dans la période d’incertitude que nos rencontrons la culture d’entreprise permet de donner une image de cohésion à extérieur et de rassurer les clients et les fournisseurs.

Augmenter la compétitivité de l’entreprise

Une culture maison peut s’appuyer sur des salariés motivés qui adhèrent au projet fixé par les dirigeants. Cet enthousiasme génère une meilleure productivité et renforce les performances économiques de l’entreprise sans augmentation des coûts. Appelé « effet culture », ce phénomène permet aux nouveaux employés de s’adapter plus rapidement.

Les freins

Marginaliser les salariés réticents

Il est possible que certains employés ne se reconnaissent pas dans les valeurs de l’entreprise. Cette posture pourrait les marginaliser, limiter leurs chances de promotion ou nuire à leur motivation. Des employés peu concernés risquent à terme de devenir un frein au bon développement de l’entreprise.

A mettre en place uniquement dans un climat social favorable

Pour qu’une culture d’entreprise soit efficace, tout le monde doit aller dans le même sens. Dans un climat social tendu, avec une communication difficile et des mésententes entre équipes, il est malaisé d’établir une culture maison qui porte ses fruits. La cohésion globale ne s’en trouverait pas améliorée et il s’agirait d’un coup d’épée dans l’eau.

Entraîner les effets inverses de ceux souhaités

Un inconvénient majeur réside dans le fait qu’une culture d’entreprise trop forte peut susciter le rejet et non l’adhésion des salariés. Jugée envahissante au quotidien, elle sera perçue comme un dogme de la pensée unique imposé aux employés. De telles réactions sont en mesure de nuire fortement au travail d’équipe.

Induire un repli sur soi de l’entreprise

Le principal danger de la culture d’entreprise est qu’elle devienne restrictive. Seuls les candidats partageant les valeurs de la marque seront recrutés, au risque de créer un climat de conformisme dans l’entreprise, qui peut devenir à la longue un obstacle à la création, à l’innovation et à la prise de risque.

Les conditions de travail et à la culture de l’entreprise

Selon, l’étude EPOKA / Les entreprises préférées des étudiants & jeunes diplômés 2019 : Enquête Harris Interactive réalisée en ligne en mars/avril 2019 auprès de 15 408 étudiants et jeunes diplômés français des Grandes écoles d’ingénieurs et de management, nous pouvons déceler quelles doivent les priorités pour recruter des collaborateurs.

Source : Dynamique Mag

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